Et si l’on compostait.. en Gironde ?

Du recyclage au compost !

co-gironde1Précurseur dans le recyclage, notre association, créée en 1998 à Sauveterre-de-Guyenne cherchait à se renouveler. C’est une véritable escouade d’ambassadeur que nous avons envoyé début de l’année 2010 pour partir à l’assaut des régions voisines pour trouver l’inspiration ou, peut être, la nationalisation de nos actions. Bien sûr, nos trieurs Sauveterriens se heurtaient aux nombreuses aberrations de consignes de tri des régions alentours. Une seul démarche nous a finalement convaincu.  Moi, René Friquet, vais vous conter la grande histoire du renouveau de notre association.

Les grands évènements du journal de l’association

co-gironde4Sauveterre en Guyenne, avril 1998 : Création de l’association.

 » La Terre tourne toujours, profitons en. Aujourd’hui, notre association est née. Ceci est une énorme victoire pour nos compatriotes qui ont réussi à rejeter la mainmise de l’agglomération sur le retraitement des déchets. Depuis 5 ans maintenant, sous couverts de différents statuts officieux, notre noyau dur s’acharnait à créer des contacts parmi les entreprises de recyclage pour parvenir à élaborer son propre réseau. Désormais la chose est possible, l’avenir est ouvert… »

« Friquet, président ! »

co-gironde2Mauriac, septembre 1998 : installation des premiers « bacs alternatifs »

« 1 h du matin, l’heure du brave ! Fin d’une action à échelle semi-régionale qui a permis de faire connaître enfin notre amplitude d’action.  Commencé par un simple stand de diversion informatif sur le tri, nous avons inauguré nos premiers « bacs alternatifs » au tri proposé par l’agglomération du canton de Sauveterre-en-Guyenne en collaboration avec un supermarché de producteur donc indéboulonable par les autorités. A priori Maurice devrait être relâché par la police en début de matinée demain.

« Déjà 15 bacs de posés dans toute l’agglomération ! »

co-gironde3Rauzan, mars 1999 : élargissement de l’action à 5 autres agglomérations

« C’est avec une température avoisinant les -10°C que nous avons convoyé les premiers vélos-éboueurs du centre ville de l’agglomération de Rouzan vers l’entreprise « Plastic recyc » dans la zone industrielle de Bellefond Nord. C’est seulement 2 semaines après l’installation des bacs alternatifs que le boulanger nous a prévenu du remplissage du bac de plastique devant son commerce. C’est le meilleur score temporel obtenu depuis 1 an ! Les habitants jouent le jeu, c’est exceptionnel ! »

« L’association finance déjà 2 salariés, Bertrand et Gilles »

Bordeaux, octobre 2012

Nous nous transformons !!! Grâce à notre partenariat avec l’Isère, l’action s’élargit au compostage ! Notre accessibilité à la capitale de la Gironde nous permettra d’agir efficacement dans le développement du composteur anarchique ! A bas les bacs plastiques ! »

Le parallèle Sauveterre (33) + (5) = Grenoble (38)

Notre démarche d’action s’assimile pas mal avec l’idée de « composteurs anarchiques » comme vantés par les professeurs désormais célèbres Albert Müller et Etienne Egaux. Seulement, les girondais se sont préoccupés, à l’origine, du « tri des déchets anarchiques ». Concept qui parait abstrait, tout s’éclaire quand on obtient les informations voulues.

Le « Tri des déchets anarchique », comme défini par Ernest Yarung, philosophe roumain des années 80, est « l’action de proposer une filière de recyclage alternative à celle d’un service public organisé pour des raisons d’incompétences ou une volonté d’autonomie dans la gestion des déchets »

co-gironde5L’interprétation de la théorie de Yarung par Maurice, Liliane, moi même et les autres s’est résumée en 4 moyens d’actions facilement applicables :

  • La création d’un réseau d’entreprises spécialisées dans le recyclage du plastique, du métal, du papier et du verre
  • La création d’un réseau de consigne anarchique du verre
  • La mise en place de « bacs de tris alternatifs » basés sur l’apport volontaire de citoyens responsables dans des lieux précis tels que les magasins de producteurs, les boulangers artisans, les fermes.
  • La création d’emplois salariés pour le transport des déchets de ces points d’apport vers les entreprises avec des moyens de déplacement doux.

Ce qui manquait, on le voit bien, c’était le développement du compostage : objectif posé pour 2012 avec la formation de 500 girondins volontaires.

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