Techniques de compostage des déchets de toilettes sèches

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L’écueil principal pour ceux souhaitant avoir ses toilettes sèches à la maison (ou même en appartement) est d’avoir un endroit où composter ses déchets. Cependant, s’il est bien géré et qu’il y a un bon équilibre entre la matière fécale et la sciure, cela n’est pas plus compliqué que de composter des déchets organiques de cuisine.

La nature a toujours su gérer les matières fécales des mammifères

Le compostage en tas/bac

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Il est tout à fait possible de composter ses déchets de toilettes sèches à l’image d’un compostage traditionnel. Tant que l’on veille à un bon équilibre entre matières sèches et humide, la transformation en compost se fait tout naturellement.

La différence majeure entre les deux formes de compostage provient du fait que la décomposition des matières fécales est ANAÉROBIE, ce qui signifie qu’elle se fait en l’absence d’oxygène. Il est donc indispensable de COUVRIR le tas afin de faciliter la décomposition.

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En station d’épuration, la technique est la même sauf qu’au lieu d’être sèche, elle se fait dans un milieu liquide, confiné et avec une gestion stricte de la température ce qui permet d’avoir des rendements optimaux. Gros inconvénient pourtant : cette technique consomme beaucoup d’énergie et d’eau (10L par chasse d’eau !).

Le compostage par épandage.

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Sans doute la meilleure technique pour composter ses déchets de toilettes sèches, celle ci consiste à répartir ses contenus de seau dans la nature, en petite quantité, afin de permettre une assimilation rapide par les plantes.

*Au jardin*
Dans un jardin potager, la matière peut être épandu sur une terre qui ne sera pas cultivée avant quelques mois. Elle peut être répartie autour d’arbres fruitiers ou de buissons.

*En ville*
Dans des espaces à forte densité humaines, le mieux est de vider ses seaux aux pieds de buissons ou de haies touffues, loin de lieux où les gens peuvent s’asseoir. Certains parcs publics assez grands peuvent ainsi servir de lieux de dépôt.

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*En forêt*
En habitant près d’une forêt, vous êtes assurés de trouver de nombreux endroit pour épandre vos matières organiques. Les arbres sont friands de ce type d’apport : vous pouvez répandre vos matières à leurs pieds, quitte à recouvrir d’un peu de feuille pour assurer une bonne décomposition.

Gérer les odeurs

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Attention un seau contenant des matières issues de toilettes sèches ne DOIT PAS avoir une forte odeur.  Si c’était le cas, il vous faudrait ajouter de plus grandes quantités de sciure lors de chaque passage aux toilettes.

Souvent, quand la quantité d’urine est trop importante, une odeur peut apparaître. Nous vous conseillons de séparer urine et déjections.

Sachez notamment que l’urine est un très bon activateur de compost!

5 réflexions au sujet de « Techniques de compostage des déchets de toilettes sèches »

  1. Je ne pratique pas encore l’épandage des toilettes sèche, mais celle des litières des animaux domestiques (Chats, poule, Cochon d’inde) sur des plantes d’ornements, et certaines adorent, bambous, iris, entre autre.

  2. Bonjour,

    Le chat de mes voisins vient régulièrement déposer des « cadeaux » dans mon jardin. Puis-je les enfouir dans mon bac à compost ?
    Merci

  3. Attention aux ovins, caprins, bovins…..

    qui risquent d assimiler nos parasites prėsents dans les selles en broutant ou mangeant à côté de nos dėjections ou buvant dans ruisseaux polluės par les selles humaines …ils deviennent porteurs et donc source d infestation pour l homme ( pėril fėcal!!!!)

  4. Bonjour,

    Nous mangeons à 90% bio à la maison et ça fait quelques mois que notre fille va sur le pot… et ses déjections sont toujours allées compost plutôt qu’aux toilettes (à chasse d’eau). Je l’ai fait instinctivement, sans me poser de question, en me disant que puisque la nourriture était exempte de pesticide alors ce qui tombait dans le pot était  »bon »… jusqu’à ce que mon homme s’en rende compte et me demande des justifications. J’ai trouvé ici de quoi lui répondre et je songe même désormais à  »valoriser » nos selles à tous. Il me semble que ce serait plus… juste, plus… axé sur l’échange que sur  »prendre »… par rapport à cette terre qui nous nourrit. Comme ça, j’ai l’impression de rendre un peu de ce que je mange. Pour moi, c’est comme éviter le gaspillage.
    Alors je vous remercie avec mon coeur pour cet article précieux qui valide en quelque sorte mon élan en me donnant de pistes concrètes.

    Isaline

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